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L'autodétermination, qu'est-ce que c'est ?

Pour faire simple, l’autodétermination désigne la capacité d’une personne à exercer un contrôle sur sa propre vie en faisant des choix libres et éclairés. Pour un enfant autiste, cela ne signifie pas de tout faire seul·e sans aucune aide, mais plutôt d'avoir l'opportunité de faire des choix, d’exprimer ses préférences, d’avoir son mot à dire, peu importe son niveau de langage ou d’autonomie.  

L’objectif n’est pas de tout laisser décider à l’enfant. L’objectif est de lui permettre de vivre l’expérience suivante : « Mon avis compte. Je peux réfléchir à ce qui m’aide. Je peux participer. » 

Aider son enfant à prendre sa place dans les décisions


Comme parent, vous jouez un rôle important dans les décisions scolaires. Mais votre enfant aussi est concerné·e. Selon son âge, ses capacités et sa façon de communiquer, il ou elle peut participer aux décisions qui touchent son parcours scolaire. 

On parle parfois d’autodétermination. Ce mot peut sembler compliqué, mais l’idée est simple : aider l’enfant ou l’adolescent·e à mieux se connaître, à faire des choix, à exprimer ses besoins et à prendre graduellement une place plus active dans ce qui le ou la concerne. 

L’autodétermination ne se développe pas du jour au lendemain. Elle se construit petit à petit, avec de l’aide, de la pratique et des adultes qui croient que l’enfant peut apprendre à prendre sa place. Notre système intuitif garantit une navigation sans effort pour les utilisateurs de tous niveaux. Son interface épurée et son organisation logique facilitent l'exécution des tâches. Grâce aux infobulles et à l'aide contextuelle, les utilisateurs deviennent rapidement productifs et bénéficient d'une expérience fluide et efficace.

Dans ses travaux, le chercheur Michael Wehmeyer utilise le concept d’« agent causal ». Ce terme signifie qu’un individu doit pouvoir agir comme acteur principal de sa vie. Plutôt que de subir passivement les décisions prises par son entourage, l’enfant réalise que ses actions et ses choix ont un impact direct sur son environnement.  


Commencer par mieux se connaître


Avant de pouvoir dire ce dont il ou elle a besoin, l’enfant doit d’abord apprendre à mieux se comprendre. Ces observations peuvent ensuite être partagées avec l’école, par exemple dans un portrait de l’élève, lors d’une rencontre ou pendant l’élaboration du plan d’intervention. 

Vous pouvez l’aider à reconnaître : 

  • ce qui l’aide à apprendre; 

  • ce qui le ou la fatigue; 

  • ce qui le ou la rend anxieux·se; 

  • les endroits où il ou elle se sent bien; 

  • les situations qui sont trop bruyantes, trop rapides ou trop imprévisibles; 

  • les adultes avec qui il ou elle se sent en confiance; 

  • les signes qui montrent qu’il ou elle a besoin d’une pause. 

Comme parent, notre premier instinct est de protéger notre enfant des échecs et des frustrations. Pourtant, pour développer son autodétermination, l’enfant doit pouvoir prendre des petits risques.  

Avec l’école, il est possible d’établir ensemble quels risques vous êtes à l’aise que votre enfant prenne.  

Comment faire, concrètement ? 


En lui permettant de choisir. Offrez lui des choix précis : au lieu d’une question ouverte, proposer deux options. 

Par exemple : 

    • choisir de faire ses devoirs avant ou après la collation;  

    • choisir entre deux façons de faire un devoir; 

    • choisir l’ordre de certaines tâches; 

    • l’endroit où il ou elle se sent le mieux pour travailler; 

    • un outil d’aide à essayer; 

    • une personne de confiance à qui demander de l’aide; 

    • une question à poser à l’école; 

    • une adaptation qu’il ou elle aimerait tester. 

Vous pouvez aussi guider votre enfant dans la résolution de problèmes : lorsque l’enfant fait face à un obstacle, l’aider pour trouver une solution plutôt que de le régler à sa place.  

L’enfant a le droit de dire « non » : apprendre à refuser ou à exprimer ses limites est important pour développer son autodétermination. 

L’objectif n’est pas de tout laisser décider à l’enfant. L’objectif est de lui permettre de vivre l’expérience suivante : « Mon avis compte. Je peux réfléchir à ce qui m’aide. Je peux participer. » 

Développer l'autonomie, un petit pas à la fois 


Aider son enfant à devenir plus autonome ne veut pas dire le laisser se débrouiller seul·e. Cela veut dire lui donner, graduellement, des occasions de mieux comprendre ce qui l’aide et de participer aux solutions. 

Par exemple, l’enfant ou l’adolescent·e peut apprendre, à son rythme, à : 

  • préparer son sac avec une liste; 

  • reconnaître les signes qu’il ou elle est fatigué·e ou surchargé·e; 

  • utiliser une carte, un pictogramme ou une phrase pour demander une pause; 

  • dire ce qui a bien ou moins bien fonctionné dans sa journée; 

  • nommer une adaptation qui l’aide; 

  • participer à une partie de son plan d’intervention; 

  • préparer une courte phrase à dire en rencontre. 

Même un petit geste peut être important. L’autonomie se développe souvent par étapes, avec du soutien, de la répétition et des adultes qui respectent le rythme de l’enfant. 

Préparer l'enfant avant une rencontre


Avant une rencontre avec l’école, vous pouvez expliquer simplement à votre enfant pourquoi cette rencontre aura lieu. 

Vous pouvez lui demander : 

  • Qu’est-ce que tu aimerais que l’école sache? 

  • Qu’est-ce qui est difficile pour toi en ce moment? 

  • Qu’est-ce qui t’aide vraiment? 

  • Qu’est-ce que tu aimerais changer? 

  • Est-ce que tu veux être présent·e à la rencontre? 

  • Est-ce que tu préfères qu’on partage tes réponses pour toi? 

Certains enfants voudront parler eux-mêmes. D’autres préféreront écrire, dessiner, utiliser des images, préparer une courte phrase ou demander à leur parent de parler pour eux. Toutes ces façons de participer sont valables.

Apprendre à demander de l'aide


Demander de l’aide est une habileté importante. Mais ce n’est pas toujours facile, surtout quand l’enfant a peur de déranger, d’être jugé·e ou de se faire remarquer. 

On peut pratiquer à la maison des phrases simples comme : 

  • « Je ne comprends pas. » 

  • « J’ai besoin d’une pause. » 

  • « C’est trop bruyant. » 

  • « Peux-tu répéter? » 

  • « J’ai besoin d’aide pour commencer. » 

  • « Je peux le faire, mais j’ai besoin de plus de temps. » 

Ces phrases peuvent aussi être remplacées par un geste, une carte, un pictogramme ou un outil de communication, selon les besoins de l’enfant. 

Ne pas tout mettre sur les épaules de l'enfant


Encourager l’autonomie ne veut pas dire que l’enfant doit porter seul·e le poids de ce qui est difficile. 

Un ou une élève autiste peut avoir besoin d’adaptations, d’aide et d’un environnement plus prévisible. Ces besoins sont réels. Ils ne disparaissent pas parce qu’on l’aide à devenir plus autonome. 

L’idée est plutôt de l’aider à mieux se connaître, à reconnaître ce qui fonctionne pour lui ou elle, et à participer aux décisions à la mesure de ses capacités. 

Une habileté utile pour toute la vie 


L’autodétermination est importante à l’école, mais elle servira aussi plus tard. 

Apprendre à dire ce qu’on aime, ce qui est difficile, ce dont on a besoin et ce qu’on souhaite pour soi aide l’enfant à développer sa confiance. Cela peut aussi l’aider à mieux vivre les transitions, à participer aux décisions et à prendre sa place dans différents milieux. 

Comme parent, vous n’avez pas à tout faire d’un coup. Vous pouvez commencer par une petite question, un petit choix, une petite responsabilité adaptée ou une courte discussion après l’école. 

Chaque occasion où votre enfant peut mieux se connaître et exprimer son point de vue est un pas vers plus d’autonomie et d’autodétermination.