Neurodiversité et neuro-inclusion
Nous n’avons pas tous et toutes le même cerveau. Certaines personnes apprennent, communiquent, se concentrent, ressentent ou traitent l’information autrement. C’est ce qu’on appelle la neurodiversité : la diversité naturelle des fonctionnements neurologiques.
On utilise souvent le mot neurotypique pour parler des personnes dont le fonctionnement correspond davantage aux attentes habituelles de l’école ou de la société. On parle de personnes neurodivergentes ou neuroatypiques lorsque leur fonctionnement s’éloigne de cette norme : par exemple les personnes autistes, les personnes ayant un TDAH, une dyslexie, une dyspraxie, une dysorthographie, un trouble de la Tourette ou d’autres profils cognitifs différents.
Reconnaître la neurodiversité ne veut pas dire nier les difficultés. Un ou une élève autiste peut vivre de vrais défis : surcharge sensorielle, anxiété, fatigue sociale, difficulté à comprendre les consignes implicites, transitions difficiles, besoin de routine ou de prévisibilité. Mais ces difficultés ne viennent pas seulement de l’élève. Elles apparaissent souvent quand l’environnement n’est pas adapté à sa façon d’apprendre et de fonctionner.
Une approche neuro-inclusive cherche donc à réduire les obstacles. À l’école, cela peut vouloir dire :
présenter l’information de plusieurs façons : explication orale, consignes écrites, pictogrammes, exemples visuels, schémas ou modelage;
annoncer les transitions et les changements à l’avance;
diviser les tâches longues en petites étapes;
offrir plus de temps lorsque c’est nécessaire;
prévoir un endroit plus calme ou des moyens pour réduire le bruit;
clarifier les attentes sociales et scolaires;
reconnaître les forces de l’élève, pas seulement ses difficultés.
Plusieurs de ces pratiques peuvent aider toute la classe. D’autres doivent être ajustées à un élève en particulier. Dans les deux cas, l’objectif est le même : permettre à l’élève d’apprendre, de participer et de se développer dans un environnement qui respecte ses besoins.
Il n’existe pas une seule bonne réponse pour tous les élèves autistes. Certain·es se sentent bien et apprennent mieux en classe régulière, avec les bons soutiens. D’autres ont besoin d’un milieu plus petit, plus structuré ou plus spécialisé, pour une partie ou la totalité de leur parcours scolaire.
Le bon choix n’est pas nécessairement le choix qui semble le plus « normal ». C’est celui qui offre à l’enfant ou à l’adolescent·e les meilleures conditions pour apprendre, se sentir compris·e, développer son autonomie et préserver son bien-être.